lagazetteafacettesdufestifai

Day 1: Arrivée en terre inconnue

In La résidence day-by-day on 16 juillet 2012 at 11:59

Bienvenue au Faï!

la route du Faï

Après deux sympathiques heures dans un train-suppositoire nous menant à la gare de Veynes, nous commençons l’ascension mon chauffeur (Philippe Séranne, chef du projet), Patrick Vershuaren (metteur en scène du Cabaret), Maya (sa compagne), et moi-même. Au bout de quelques kilomètres, la route se fait irrémédiablement abrupte et la voiture menaçant de repartir en sens inverse avec tout son contenu (nous donc) est obligée de se délester de ses passagers. Nous finissons la route à pieds, sous le soleil qui semble depuis ce début de mois de juillet avoir déserté la France (sauf les Hautes-Alpes of course !) mais surtout sous le regard d’étranges êtres qui nous fixent le long de notre ascension…

un regard troublant nous fixe…

un tracteur féroce

Une autre drôle de bête

Une route plus qu’abrupte et peuplée d’étranges êtres… Un vent du Nord qui hérisse nos poils de galinacés…Des objets dignes du meilleur film de science-fiction… Enfin des idiomes inconnus fusant d’un peu partout. Malgré le soleil, le lieu est déconcertant!

Bref, me voici arrivée au lieu de préparation du festival – ze place to be- et catapultée dans un chaos à multiples têtes : entre volontaires à court terme, chanteurs, peintres, volontaires à long terme, sculpteurs, danseurs… de Lituanie, Allemagne, Espagne, Roumanie ou tout bêtement de France, si vous pensiez le Faï entre ses montagnes serait une tranquille retraite dans un coin de nature éloigné de la civilisation, détrompez-vous ! La civilisation est bien là mais dans ses meilleurs aspects : mélange de cultures et de langues surtout, fusent d’un peu partout.

Mais l’étrange reste au rendez-vous pour la soirée ( « Its so cold and there’s not even a door on my room », s’exclame un des participants, l’air déconcerté!): après un repas concocté par certains des volontaires, Luc, coordinateur des groupes accueillis au Faï,  nous gratifie d’une petite visite des lieux dont le clou du spectacle réside en un objet qui fait l’unicité du lieu: une trompe en béton, gigantesque cône évasé créant des sons improbables par répercussion sur la surface rocheuse de la  montagne se dressant face à elle.

La trompe « basse » at night

Sur ce mystérieux objet, nous gagnons nos chambres et les bras de Morphée…

…afin d’attaquer sur le pied de guerre ce lundi 16 juillet! Le soleil toujours au rendez-vous et bien installé (les Hautes-Alpes, on vous dit!), la journée commence par une réunion d’introduction: présentation de la semaine et des différents groupes, esprit de travail du groupe, explication du fil conducteur de la création.

La semaine?  chargée pour le Grundtvig séparé en un groupe scénographie (land-art, décor) mené par Marie-Sophie Koulischer et un groupe scène (danse, musique, théâtre) mené par Patrick Verschueren, un peu plus tranquille pour les volontaires (land-art mais aussi vie quotidienne) qui ont débuté leurs créations depuis deux semaines déjà dans le cadre de leur chantier.

L’esprit? un travail de groupe

Le fil conducteur? « L’hêtre et le boulot », un jeu de mots qui donnera un peu de fil à retordre dans la traduction français-anglais! Et sous ce « pun », la notion de travail à l’honneur entre compétitivité et rêves individuels.

Mais surtout, UN CHALLENGE: faire jaillir des idées de ce melting-pot, oui mais comment ? (pour plus d’infos croustillantes sur ce sujet, allez jeter un coup d’œil au prochain article!)

Pour suivre la journée en images

LE 16 JUILLET  PAR L’ANECDOTE

des mots:  « Si tu vois un canard blanc sur un lac, c’est un signe! » Patrick Verschueren qui, détient aussi des blagues suisses dans son répertoire!

une mélodie: le son de l’eau fuyant d’une conduite accompagné de Ruta au piano

un mets: les loukoums venus tout droit de Turquie avec Duygu

une « rencontre« :

sur le chemin entre le Faï et le Saix (merci à Maya pour la photo)

LES IMPRESSIONS DE CE PREMIER JOUR EN UN MOT (OU PLUS):

intensive (Mikael, Gruntvig scène)

green : the view of the trees, and lemon: « because we were squeezed like lemons » and also » from the song, a love story between oranges and lemons »: je laisse le soin à votre imagination détablir lui-même l’analogie entre cette histoire d’amour mélodique et ce premier jour de travail collectif au Faï! (Maruti, Grundtvig scène)

great (Victoria, volunteer-landart)

nice, and too much, too many speakers, languages (Gruntvig, scénographie)

génial, social, ils font tous l’effort de communiquer (groupe de volontaires)

creative, interesting, made me feel better (the cold and doorless participant, Grundtvig scène)

good (Marketa, Grundtvig scénographie)

weird…and fun (David, Grundtvig scénographie)

special (Nora, voluntaire)

Time to do weird and special dreams to be ready for a new creative and great day:

A demain!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :