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Archive for 17 juillet 2012|Daily archive page

DAY 2- Enfin au complet!

In La résidence day-by-day on 17 juillet 2012 at 11:45

Comme les retardataires ont toujours torts (d’après le stupide proverbe), « l’édition » de ce mardi 17 juillet sera consacrée au dernier venu en cette joyeuse résidence du Faï, j’ai nommé ANTHELME MILLON! S’il voulait rester discret…eh bien, c’est raté!

Que vient-il faire ici? A vrai dire, la légende le précède: En passage au Faï l’année dernière, il se retrouva coincé – que dis-je, acculé!- pour cause de voiture inutilisable (remercions également le Tour de France qui a empêché l’apport des pièces requises à la réparation) pendant une semaine entière. Laquelle, ô coîncidence, se trouvait être en plein dans le FestiFaï!Touché en plein coeur par ce dernier, il s’est vu dans l’obligation de participer à l’édition 2012 (comme quoi l’inutilité peut devenir hautement utile).

Anthelme Millon donc, membre du Grundtvig-côté scène, chante et crée des chansons à ses heures perdues (tel que maintenant, 23h25, en recherche ardue d’accords (et de désaccords?)) dans lesquelles clowns dépressifs et ours nostalgiques côtoient des chapeaux-dictionnaires étymologiques et autres personnages insolites.

Requinqué par une nuit à la belle, l’homme et sa guitare nous ont présentés ce mardi après-midi, un morceau de leur répertoire. Voici donc Anthelme, défiant la gravité de ses mots et ses 6 cordes :

(je viens de trouver l’outil me permettant de  rétablir l’inclinaison..j’hésite..)

Après dîner, les revoilà expérimentant leur thème « le travail, entre compétitivité et rêves »  nous offrant un battle de chansons entre mots perso et mots d’auteurs (ainsi que petits, moyens et même gros mots):

 

 

Puis vient l’heure de « bailler et dormir » (ici se cache une des références d’A.M.) … baillez-bien et à demain!

Création: la dissection – épisode 1: l’amorce

In Les sentiers de la création on 17 juillet 2012 at 3:07

« D’où viennent les idées ? » titrait Philosophie magazine de ce mois de juin dernier. Premier jour de résidence pour le Grundtvig au Faï, début de la troisième semaine pour les volontaires des chantiers : d’un côté, la rencontre des gamètes de la création, de l’autre, ses premiers pas hors du ventre de l’imagination.  Sous une division en trois groupe réunis par un thème commun – « L’hêtre et le boulot »- et un  fil directeur -la création ensemble- les artistes en herbe ont été mis au défi de réaliser un spectacle total, de la mise en scène au décor, présenté en fin de semaine du FestiFaï.

Mais comment un groupe si nombreux parvient-il à construire une oeuvre cohérente et de qualité ? Comment, à partir d’origines, d’éducations, d’âges et surtout de langages si différents(« backgrounds » comme le résume si bien l’anglais, langue de communication de la résidence) des artistes trouvent-ils un terrain d’entente, une harmonie qui donne une forme au chaos initial ? L’idée du melting-pot générateur d’idées est en effet parfois plus séduisante qu’effective… Mais voyons donc quels stratagèmes ont été mis en place en ce lundi 16 juillet 2012…

 

 

RECETTE POUR OEUVRE D’ART OU HOW TO BE AN ARTIST

Be a singer: couds ou tisse tes notes!

Entre aller-retours entre les trois groupes, j’ai pu saisir quelques techniques infaillibles à la création d’une oeuvre d’art (avis aux amateurs!):

1- « il faut de la matière » (Patrick V.): la création ne se fait pas à partir d’une abstraction venue tout droit du ciel, mais de bouts de chansons, de brouillons de scènes, d’essais de pas de danses, et à partir de là on retravaille et met en forme jusqu’au produit final.  Technique garantie  100% valable pour toute sorte de création (même un mémoire!).

Et en détail ça donne quoi? on fait des petits groupes au sein du groupe-même, on donne 10mn de « free creation » à chaque groupe, puis on partage, modifie et garde les éléments intéressants.

Duo piano-mots en free-style (ou presque)

2- « There’s a special feeling about each place » ( artiste du Grundtvig-scénographie): les idées surgissent rarement enfermé entre 4 murs monochromes, l’échange avec l’environnement extérieur, au contraire, offre parfois un secours inattendu. Dans le cas du land-art, il est d’autant plus important que l’art est créé « in situ »!

Et en détail ça donne quoi? observer les possibilités qu’offre le site d’exposition par la marche et le regard par exemple..

Alors, pas d’inspiration, vraiment?

échange extériorisé des « intérieurs » de chacun!

Et inspiration par d’autres imaginations!

3- « They are only practicing »  (artiste du Grundtvig à propos d’une réunion musicale clandestine de quelques-uns des musiciens du G. en compagnie de volontaires et surement d’autres personnes): peut-être, mais c’est cette pratique qui permet de renforcer son propre imaginaire artistique, et les liens avec les autres artistes ET  également des non-spécialistes de la création, ce qui parfois donne des perspectives très inattendues… (bon et puis un concert privé après le repas, c’est aussi très appréciable..!)

Teaching the rythm

petit concert improvisé

4- « Leave it » (artiste du Grundtvig- scénographie): pour faire venir les idées, ne les cherchez pas, laissez juste reposer la pâte!

 

 

Ciel, qu’allais-je oublier, voici enfin LE PLUS IMPORTANT:

5- la bière, bien sur! ( méthode infaillible de David, artiste Grundtvig-scènographie: pour toute réclamation, s’adresser à l’intéressé!)

Voilà pour ce moment-clef dans la création qu’est l’amorce du projet! La suite au prochain épisode…