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Archive for 24 juillet 2012|Daily archive page

Day 2- On se vêt chez les végétaux

In Le FestiFaï day-by-day: entre dessous et devant de la scène on 24 juillet 2012 at 5:02

Après déjeuner, le pin a encore faim: c’est parti pour des toasts de pain plus perdu que grillé…

Hervé Lapalud dans une création de David (costume) et Marketa (chapeau) du Gruntvig

Les créations du groupe d’artistes du Grundtvig-scénographie mené par Marie-Sophie Koulischer se voient investis par de drôles d’êtres: essayages!

Oscillons entre improvisation et organisation

In Le FestiFaï day-by-day: entre dessous et devant de la scène on 24 juillet 2012 at 2:21

« Tout ça s’est enchaîné par hasard. En fait, c’est que des accidents de parcours. » Noémie L. racontant comment de contrebassiste, elle s’est improvisée chanteuse.

« Tu as beau répéter, ce qui fait l’âme d’un spectacle c’est le fait de réserver des surprises. Le but c’est de réinventer tout ça, c’est beaucoup plus stimulant. » Baptiste à Lior discutaillant sur le dosage du hasard dans un concert

C’est vrai que lorsqu’on les observe, on a l’impression que le hasard est le principe régisseur de la création: comme on a pu le voir, les idées naissent souvent de connections improbables.

Extrait d’impro à deux:

 

Hasard des rencontres, surprise et inattendu… certes l’œuvre d’art se nourrit donc pour beaucoup du hasard. Mais il y a des moments ou l’impro, ça se prépare ! La création artistique et notamment la création d’une œuvre destinée à un public nécessite d’un peu de technique et de beaucoup d’organisation…

Petit reportage en photos du côté des techniciens qui en ont un peu bavés pour descendre le matériel sur la scène du Faï bucoliquement installée en pleine nature…

La scène du Faï, déjà agrémentée de quelques kilos de matériel pour sons et lumières

…mais sans escalators pour descendre les enceintes de quelques kilos qu’ Olivier (superviseur de l’installation son et lumière, travaillant pour la scène de Gap pendant la saison) et ses acolytes Julien et Julien, ainsi qu’une armada de volontaires ont dû déplacer.

Avant avoir descendu l’escalier avec « quelques menus objets »

Après…

En tout: une journée entière (de 9h30 à 21h30) pour venir à bout du débarquement du matériel ainsi que de l’installation électrique. Et tout ça pour: 2h de spectacle! (Pour la prochaine édition, sont proposés: un escalator écologique et des kinés bénévoles…)

Du coup, quand à côté on entend ça:

« faut pas que tu sois au service de la technique jamais. Il faut que la technique soit à ton service. Ca veut dire mettre des statiques au sol[micros]. » Baptiste à Lior

…on a envie de dire: viens les mettre tes statiques pour voir!  Et c’est à ça que servent les techniciens : ils sont, dans la création d’un spectacle, une part non négligeable de « l’objet fini ».

Tout ça, ça veut donc dire: une grosse organisation en amont : l’impro et la surprise ça se prépare. Le mot de la fin, revient à Jean-Michel, le boss de la Ferme du Faï:

« J’vais proposer qu’on m’appelle  « directeur technique »: ils ont bien un directeur artistique ici… et sans la technique, ils ne sont rien les artistes hé ! »

Day 1bis- Osmose: l’info en décalé pour un festival décalé!

In Le FestiFaï day-by-day: entre dessous et devant de la scène on 24 juillet 2012 at 12:21

En ce lundi 23 juillet:

8ième jour de résidence artistique pour les artistes du Grundtvig, 1er jour de résidence musicalo-poétique pour les musiciens dirigés par Xavier Lacouture (directeur artistique de l’édition),  15ième jour de résidence chantier pour les volontaires et jour indéfini pour de nombreuses autres personnes gravitant en cette joyeuse et tumultueuse Ferme du Faï!

Présentation de l’arrivage tout frais

Cette fois, ce n’est qu’une semaine à disposition qu’ont les musiciens pour créer le spectacle de ce prochain samedi 28 juillet! Contrairement à l’année dernière cependant, ceux-ci se sont réunis ce 5 mai dernier, histoire de connaître un peu son voisin avant de le découvrir : un peu de surprise, c’est bien; trop…c’est plus complexe!  D’autant plus qu’ils ont également des concerts à préparer (un minimum) tout au long de la semaine. Cela leur a permis de démarrer tout de suite dans le vif de la matière:  les chansons sont là, il n’y a plus qu’à répéter (ou presque)!

 » qu’est-ce qu’on est organisé dîtes! L’année dernière c’était pas ça du tout. »  un des musiciens pendant une séance ‘planning » des chansons et des répét’ bien ficelés: « et là ya même un pti goûter calé dans l’après-midi, c’est super! »

Xavier Lacouture, père du thème « L’être et le boulot » est bien content cette année de « voir ses camarades d’un œil distancié et bienveillant » pouvant ainsi se concentrer sur la direction: l’année dernière, il jouait également. Et l’année prochaine? « Je suis intermittent moi, je fais ça au feeling tu sais. On ne sait jamais ce qu’on fait d’une année sur l’autre! »

Quant à l’idée du thème, d’où vient-elle? « L’année dernière, on avait fait sur l’animal, cette année c’est le végétal avec le double sens de l’être et le boulot…et l’année prochaine, on fait le minéral! » Et quand il n’y aura plus d’éléments? je lui demande : « Eh bien, il n’y aura plus de festival! » plaisante Xavier.

« Décalé » étant le maître-mot du FestiFaï, les artistes nous reprisent joyeusement la chanson française et d’ailleurs de trouvailles dégottées dans l’inter-fusion d’idées et de sons, le tout sur ce thème quelque peu d’actualité…

Un même thème donc, mais une toute autre dynamique que celle de la résidence des artistes du Grundtvig-scène, qui cette semaine, ont migrés au cinéma de Veynes. Non pas pour bouloter du popcorn, mais pour tâter leur deuxième terrain de scène!

Dead Line des résidences: Vendredi pour le Grundtvig, Samedi pour les musiciens.