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Archive for the ‘La résidence day-by-day’ Category

Le virus FestiFaï- épisode 2: retour à la m/raison?

In Après-goût: les effets secondaires, La résidence day-by-day on 31 juillet 2012 at 1:49

Le vide: plein de linge sale

 

Résumé de l’épisode précédent: La tempête FestiFaï est passée et a fait son effet : de 66 personnes, ils ne sont plus qu’une dizaine ici.

Nous sommes en ce moment-même  en direct laïve  au coeur de l’évènement dévastateur: l’œil du cyclone, dont chaque trajectoire a retrouvé sa spirale laissant un vide  (presque) palpable.

Mais pas d’inquiétudes, le lieu reste fidèle à lui-même, prêt à accueillir d’autres dingues car:

 

J’ouvre un livre de chansons au hasard…j’aurais pu tomber sur la page suivante avec « Pourvu qu’elles soient douces » de Mylène Farmer, mais non!

Comme le hasard fait bien les choses…

 

Et puis l’ambiance FestiFaï, ça ne vous quitte pas comme ça! Reportage sur les séquelles causées par ce terrible évènement qui en a bouleversé plus d’un par ici:

 

Une expérience éphèmère le FestiFaï ? Really?

Dimanche: jour du seigneur

In La résidence day-by-day on 29 juillet 2012 at 6:32

Après l’ambiance populaire, retour au temps des grands seigneurs! Pendant que les volontaires s’activent pour désinstaller en un jour, 3 ou 4 jours d’installation son et lumière et faire la vaisselle de 120 couverts,  d’autres dégustent les fruits (pastèque au menu) de leur travail…

 

L’être au boulot!

 

 

Bonus dominical et direct-niouzes du Faï

In Avant-goût, Bonus: music++, Le FestiFaï day-by-day: entre dessous et devant de la scène on 23 juillet 2012 at 1:53

Autant en emporte le vent: après les départs, les arrivées

Débarquement tout frais d’artistes en ce dimanche soir sur les berges du plan d’eau de Veynes! Avant de se diriger vers leur suite VIP de la Ferme du Faï,  il goûteront particulièrement les délicates bourrasques de vent qui nous gratifie de sa présence décoiffante depuis le début de l’après-midi…Ce qui ne les empêchera pas de se jeter goulûment sur le piano et autres instruments à l’arrivée!

petit ersatz de ce qui nous et vous attend cette semaine de festival:

 

 

Mais bien avant eux, le plan d’eau de Veynes s’est vu investi d’individus fort louches…

Souriez, vous êtes filmés! Lucas et Timothée: la team vidéo

Julien au son…

…et Julien: aux lumières

Eh oui, sans images des évènements et sans son ni lumière, point de FestiFaï!

DNF: dernières niouzes du Faï

In La résidence day-by-day on 21 juillet 2012 at 9:42

L’info de dernière minute, même au Faï où il « n’y a même pas de télé et où on doit grimper sur le toit pour avoir du réseau »!

Cette après-midi, on se jette à l’eau! Le plan d’eau de Veynes s’est transformé en plate-forme test pour le lancement de la scène flottante. En chiffres: 8h de construction à 4 – 3h de finition à beaucoup! Images:

et pour quelques images fixes, c’est ici!

Second évènement-anniversaire: justement, l’anniversaire de Duygu! 26 ans et toutes ses dents (enfin j’espère)! Finalement, c’est nous qui nous nous retrouvons avec des cadeaux, Duygu nous offre à goûter des spécialités turques:  chickpeas et alcool dont le goût est similaire au pastis.  Happy Birthday!

special cake specially made by the cuisine team of the day (Su and Thomas)

Day 6: sous la plage, les pavés..

In La résidence day-by-day on 21 juillet 2012 at 1:12

Jour de repos disait notre article précédent, mais non jour sans évènement!

 
Quand les uns se reposent …

…en musique

D’autres triment toujours: aujourd’hui c’est le grand test pour la scène flottante, direction: le plan d’eau de Veynes! Jean-Michel, le grand manitou de la Ferme du Faï n’en a même pas le temps de répondre au téléphone, je me fais donc secrétaire improvisée. Pendant ce temps, la « bête » est chargée sur le toit d’un camion par pas moins de 5 personnes pour sa descente jusqu’à l’eau de Veynes.

Chargement de la bête

rectification: besoin d’au moins 6 personnes pour le faire grimper là-haut!

 

Samedi est également le jour des adieux pour le groupe de volontaires venus de Mâcon: après une semaine sans réseau et sans TV, les jeunes sont contents de retrouver le macadam mais tout de même un peu triste de quitter tout ce beau monde.

départ..

…and memories

Et pour finir, ptit portrait de groupe!

Volontaires from Mâcon+ Luc, avec nous du 15 au 21 juillet

Day 5: Petit or not petit ? L’étrange cas du Dr Patrick Verschueren

In La résidence day-by-day, Les sentiers de la création on 21 juillet 2012 at 12:31

« SI TU LES JOUES PETIT, C’EST TRÈS DRÔLE!»

 «NO, IT’S NOT CLEAR. IT’S TOO SMALL. »  (Patrick à Michael)

Sous une apparence des plus normales, il semblerait que notre metteur en scène dissimule une personnalité des plus inquiétantes, oscillant entre deux visages…Enquête inédite sur le Barbe-bleu du Faï!

[authentique : Patrick s’est lui-même nommé de la sorte, un jour ou de pauvres volontaires sans défense traversaient inopinément sa salle de travail pour s’en aller quérir quelques menues victuailles dans la réserve afin de nous préparer notre nourriture de ce jour. D’un rire goguenard, il referma la porte sur eux se qualifiant de « Barbe-Bleue »… L’humour cacherait-il sa vraie nature ? suspens..]

 

La poire. Et Michael.( tout de même!)

 

Michael, la victime du jour, ne sait plus sur quel pied danser : petit or not petit ? des mots ou du geste ? Il a choisi pour le Cabaret de conter un poème allemand du XIXème siècle : une histoire de poire d’après ce que j’en entends : «  la poire est précieuse, c’est comme un petit animal », « y’a que la poire qui a le droit de faire plus, elle a le droit de cabotiner », «  c’est la poire qui est importante ».  Eh ben ça promet ce cabaret ! Je vous annonce que vous allez pouvoir assister à un spectacle des plus frais et fruités..

C’est le dernier jour de boulot intensif  de la semaine pour les êtres du Faï. N’étant présente que durant la matinée, j’ai donc choisi d’attraper au vol Patrick qui, à force d’apartés, ne m’a toujours pas éclairé sur une de mes questions : ses digressions seraient-elles un moyen d’éluder la vérité ? Bref, je me retrouve prise au piège au cœur d’une de ses séances de torture : aujourd’hui, plus de « workshops » en groupe entier mais un travail individuel. Chaque numéro est passé au peigne fin afin de le développer et le préciser, le rendre concret, visuel pour signifier sans simplifier ni exagérer. Entre échanges sur le « langage de l’art » et la mise en œuvre sous mes yeux de sa vision de la pratique scénique, l’éternelle balance entre corps et esprit, langage et geste ressurgit.

Ze maestro au boulot (dans un fauteuil)

Pour lui, le théâtre possède une force supérieure aux autres arts du spectacle tels que la danse ou la musique : la parole. « On n’a jamais interdit la danse pendant la dictature. » Par contre le théâtre…La parole est moins équivoque que la danse ou la musique : elle manifeste un sens précis et ne laisse qu’une moindre place à la libre interprétation. D’où son efficacité et sa dangerosité.  Le corps n’est donc pas l’unique matière à travailler dans le spectacle.

Dans la vie, « on ne peut pas faire l’économie de la parole ».  Sans elle, il n’y aurait que surface, apparence, pas de réelle profondeur et compréhension.  Il y aura donc des MOTS dans ce Cabaret !

«  il y a un côté conteur, de celui qui aime les mots, celui qui aime le langage. «  « essaye de penser que chaque mot est merveilleux. »

Cependant les mots que conte Michael sont en allemand et ce pour un public à 95% francophone. (Bizarrement, je vous sens de plus en plus réticent au fait d’assister à ce Cabaret qui nous déclame des histoires de poire, et demande à chaque spectateur de se munir d’un dictionnaire bilingue franco-allemand !) Pas d’inquiétudes cependant, le défi de ce numéro est justement de parvenir à faire comprendre le poème sans passer par le langage.

 

« Transmettre des images. […] [P]lutôt des images que des mots. Plutôt de fortes images que du verbe inutile. »

Antoine Volodine

Toute la difficulté consiste en ce qu’il faut signifier sans simplifier, ni exagérer : signifier en jouant juste. Bon, très bien, mais comment fait-on concrètement ?

Le poème est partagé en « attitudes » (4/5) où le geste précède le dire : « il faut toujours penser au mouvement d’abord. », « je dis où je vais, c’est très simple…il faut montrer avant de dire. »

La simplicité est le mot d’ordre : « pas trop de renseignements », « le geste seulement : il est très clair », « moi je trouverais ça drôle que tu t’allonges. C’est très simple et puis c’est très beau. ».

Simplicité mais non simplification : « prends les idées un peu basiques et développe-les ensuite ».

C’est la direction suivante que semble devoir prendre la création du spectacle. Le maestro de la scène conteste en effet ma remarque enthousiaste à propos du spectacle qui me semble à moi très avancé :  « ah non là c’est pas construit du tout, là on a du matériel mais c’est pas du tout construit. C’est encore abstrait. C’est juste qu’il faut développer, préciser (…), travailler les contrastes. (…) Le visuel est très important. »

En effet, le corps revient au galop sur la scène, non contr-attaquant la parole mais venant à son aide: « montre-moi toutes les images, tactactac, il ne faut pas réfléchir. » Duo à trois donc : le corps manifestant la parole mais sans l’intermédiaire des neurones : cela semble demeurer complexe à concevoir pour notre esprit cartésien qui  affectionne particulièrement une appréhension du réel par la dichotomie (corps/esprit, réel/illusion, langage/geste, etc.).

« il faut que tu penses comme un acteur avec ton corps pas avec l’intellect, les idées viendront après » « fais les choses, ne te mets pas dans la position du spectateur »

Finalement  Mr Hyde réapparaît sournoisement par-dessous Dr Jekyll, sous couvert de l’anglais : « joue le, je veux le voir, I want to see that, do it. »

Inquiétant, ce cabaret… !

 

 ********

Je quitte enfin l’équivoque pénombre de ces lieux, pour me réfugier côté soleil où des land-artistes aidés de volontaires préparent eux-aussi le visuel du Cabaret. Ici, on confectionne des fleurs à semer sur la scène. Là, s’échappent de bucoliques coups de marteaux et le doux tapage mélancolique d’une perceuse nécessaires à la réalisation de la scène flottante de ce dimanche prochain (espérons que les monstres des profondeurs marines du plan d’eau de Veynes se laisseront amadouer par la harpe de Babel Büech Madam et ne transformerons pas l’embarcation en radeau médusien !). Le groupe du Grundtvig Land-art s’est également divisé selon les projets d’œuvres définis et travaillent en autonomie, dispersés sur le site de leur création se mêlant aux œuvres du groupe de Jérôme.

Marketa du Grundtvig et Prescillia, volontaire tout droit venue de Mâcon-city pour apprécier la flore du Faï

Fleurs de scènes

Prescillia, fleuriste du FestiFaï

Laura, discrète mais efficace

après les jambes, les bras..

 

 

Un calme effervescent règne donc sur les lieux que je me dois malheureusement de quitter cette après-midi pour une excursion vers Veynes-city…La suite au prochain épisode donc !

Day 6 : FESTIFAÏ J -1!!

In La résidence day-by-day on 21 juillet 2012 at 12:13

« Yes, week-end ! » Aujourd’hui, c’est relax pour le Grundtvig : après une semaine de création acharnée dont les fils vous ont été tissés en ce lieu virtuel, les artistes ont le droit à un vrai jour de repos.

L’occasion pour nous de se recentrer sur l’évènement à venir : le FestiFaï. « Festi…Quoi ? » m’avait demandé un passant lors d’un micro-trottoir improvisé dans les rues de Veynes ce mois de juin dernier.

Après l’avoir tant entendu dans tant de langues différentes, le mot me semble à présent banal et inattendu.. Mais drôle de nom tout de même ce FestiFaï !

D’un côté « festif’ », de l’autre Faï,. Facile vous diront certains : c’est pour exprimer le côté festif de l’évènement et le situer tout à la fois, le tout dans un jeu fubtil de fonorités: le Faï étant LE lieu emblématique du festoch’ avec ses trompes gigantesques.

Mais le « Faï », ça veut dire quoi, au juste ? Les gens du « pays d’oc »  n’auront surement pas besoin de lire la suite… « Faï  c’est le hêtre bien sur, le fayard,… » me dit Jérôme sur le ton de l’évidence, en tant qu’habitant enraciné de la région. En effet, « Faï » est un terme qui nous vient de l’occitan, dont de nombreux mots se dissimulent aujourd’hui dans la toponymie française (allez voir le lien pour comprendre pourquoi nous avons tant de noms de villages un peu tarabiscotés!).

Je ne sais pas si cela est fait exprès (mais après tout, libre à nous de temps à autre d’interpréter les heureuses coïncidences comme telles) mais cet arbre se conforme fort étrangement au thème de la résidence artistique « L’être et le boulot » qui a guidé et guidera encore pour une semaine, la conception des spectacles et expositions finals.

Comme toujours donc, le hasard fait bien les choses !

Le bonus du jeudi

In Bonus: music++, La résidence day-by-day on 20 juillet 2012 at 12:54

Extrait inédit d’un de nos talents en résidence ici-même au Faï

Duygu from Turquia

Dans le corps de l’œuvre : décors, des corps. Encore !

In Entre-vues, La résidence day-by-day, Les sentiers de la création, Vers l'infini et l'eau-de-là on 19 juillet 2012 at 11:33

« L’art, c’est un truc d’intello » lance Mekkhi volontaire au Faï, apprenti soudeur s’exerçant sur une sculpture landart, et dont le rêve est plutôt de devenir conducteur de trains!

L’art, une affaire de cerveau ? Quelle place prend donc le reste du corps dans la création ? A l’image de nos artistes qui sont allés tâter la scène pour la première fois de la semaine, nous sommes de notre côté rentrés dans le lard de l’art !

LA SCULPTURE : TROUVER LE CORPS DANS L’ART, PREMIERE ETAPE

Je commence la journée par un petit tour du côté de la statue d’Idriss. Après l’avoir prise en photo, deux randonneurs arrivent en chemin : ils s’arrêtent pour photographier eux aussi sa femme de torchis pendant que l’auteur de l’œuvre leur explique le projet du FestiFaï : « Pour le festival on monte une balade qui part du Saix, le village un peu plus-bas, pour arriver au Faï. Il y a aussi des vrais artistes qui sont là pour faire des sculptures tout le long du chemin. »

Des « vrais » artistes ?  Pourtant, sous ses habits de volontaire Idriss ne semble pas si éloigné de cette qualification…

ceci est une photo à but purement artistique (modèle de muscle pour bras de statue requis sisi!)

Idriss peint. Peut-être un peu moins maintenant qu’il a abandonné l’idée d’une carrière artistique pour des études de médecine, mais quand même, il peint. « Je voulais faire les arts-déco, mais on m’a dit que je foncerai droit dans l’mur ».

« Elle a du chien » by Idriss

La peinture « ça me vide la tête, je ne pense plus à rien et je suis focalisé sur ce que je fais. C’est ça qui est bien avec l’art. »

CORPS-A-CORPS

La conversation va et vient au gré de divers sujets qui s’infiltrent subrepticement dans mes questions sur sa pratique artistique : études, politique, science-fiction, chantiers solidaires, mangas, cinéma, différences de sexe… Il dit ne « rien comprendre à la politique » et ne « s’y intéresser vraiment qu’en périodes d’élections », mais fan de dystopia et autres problématiques de la SF (pas si étrangères aux questions politiques !), il a lu quasiment tout Barjavel et me remet en mémoire en quelques minutes le synopsis du roman d’Aldous Huxley, Pour le meilleur des mondes. Le cinéma, il « aime vraiment ». Quel genre de films ?, je lui demande. « Les films qui me font rêver. S’il me fait rêver, c’est qu’il m’a touché. ». Puis il me parle de sa peinture qu’il m’a montré la veille sur facebook, celle de la femme aux dimensions élastiques : « L’originale est mieux. J’ai rajouté le cadre après. Je me suis aperçu ensuite que tout ce qui sortait du cadre était déformé, j’ai commencé à y penser après. »

Rebondissant sur la « pensée » j’en profite pour poursuivre mon exploration sur la part de neurones dans l’œuvre d’art : « Et est-ce qu’il y a un sens à tes peintures, est-ce que tu cherches à représenter quelque chose, une idée, un symbole ? »  C’est là qu’il me répond que la peinture lui permet surtout de ne pas penser : « non, je ne cherche pas de sens. Bien sûr, il peut y avoir une idée principale, mais je ne cherche pas à imposer un sens à l’œuvre. Les gens peuvent y trouver ce qu’ils y veulent, l’interpréter de la manière qui leur plaît. ». Il m’expliquera dans la soirée ce que représente pour lui sa peinture: « tout ce qu’il y a à l’intérieur du cadre, c’est le réel, les yeux tournés vers l’avenir. En dehors du cadre, c’est le monde des possibles, tout ce qu’elle pourrait faire mais qu’elle ne peut pas, enfermée par le cadre. »

Il continue à me parler de la réalisation de cette même peinture (et d’autres): « Je passe des heures à la regarder. C’est comme si je voulais mieux la connaître. Quand tu fais, tu n’admires pas ce que tu fais. C’est important de prendre le temps de la regarder. C’est comme quand tu rencontres quelqu’un. » Et puis : « J’ai fait une peinture du style pop-art, une blonde à l’air ébahi, énorme: 2x2m et en tout en petits points, j’ai mis des semaines à la finir ! »

Des femmes, encore des femmes… ! « Je n’y ai jamais pensé, me dit-il lorsque je lui pose la question au sujet de cet objet de prédilection. « Je fais souvent des choses en opposition, des figures féminines mais qui dégagent de la force à la fois [sa sculpture est en effet un mélange de féminité, à la fois en formes et en minceur, tout en muscles sous le poids de l’effort]. Je ne sais pas, la femme m’inspire plus de beauté que l’homme, elle est plus sensuelle je pense…Evidemment, j’ai un regard masculin. Peut-être que si j’étais une femme, je préfèrerais prendre l’homme pour sujet. »

Ayant les éléments nécessaires à mon enquête, je le laisse terminer le bras de sa sculpture (un membre par jour), qui apparemment lui résiste un peu !

DEUXIEME STEP : ENTRE-DANSE ET MAITRISE DU SOUFFLE

Des corps allongés sur des édredons. Souffles lents et réguliers… C’est l’heure de la sieste. Oui, mais pas pour tout le monde : les artistes du cabaret ne se prélassent pas dans les bras de Morphée, ils sont en plein exercice de respiration.

sans les sons de vach-èvres qui accompagnaient l’exercice, dommage!

« Il y a un certain nombre de choses que l’on fait mais on ne sait pas comment. Je les fais travailler le souffle mais pas seulement à ce niveau [il montre le ventre] : la respiration ça va de là [les hanches] à là [en-dessous du menton]. Ça leur permet de bien la comprendre et d’avoir des repères. »

En effet, c’est un exercice qui semble explorer toutes les possibilités du corps…

« When you laugh, it was very good with your voice, you have to find the same energy. » Patrick

Dès que le soleil est moins fort, ceux-ci s’en vont faire les premières répét’ sur la scène, comme l’ont fait avant eux ce matin les groupe scénographie qui a défilé en costumes : le spectacle prend corps !

 

RECHERCHE DE L’HARMONIE: DES-ACCORDS

Enfin, je croise Marie, volontaire à long-terme au Faï que nous avons déjà croisée dans les cuisines auparavant. Elle confectionne un panier de branchages géant pour la balade Land-art.  Mais cette fois c’est de musique qu’il s’agit : lorsqu’elle n’est pas sur le chantier,  Marie est violoniste depuis ses 4 ans (18ans donc) et étudie la direction d’orchestre.

Marie en violon solo à 18ans

Je lui pose directement la question : « Is your music practice more about feeling or thinking ? », “First feeling, then it starts to turn thinking. It’s very hard to say.” Comme quoi, ça se confirme: les neurones ne font pas tout dans l’oeuvre d’art.

La preuve en mots. Lorsque je lui demande pour quelles raisons elle a débuté le chant (ah oui, parce qu’elle chante également !), celle-ci me répond : « it started with this problem in my shoulder, I couldn’t play violin and it was so painful, I wanted to express myself, somehow I just started to sing and then I found this choir.”

Chez les artistes comme chez les sportifs finalement, quand le corps ne va plus, le reste non plus… Alors, que un truc d’intello, l’art ?!

Bonus du mercredi!

In Avant-goût, Bonus: music++, La résidence day-by-day on 18 juillet 2012 at 10:43

Rocking-vaisselle après dîner:

Patrick V. à la guitare: « oh yeah »

AND SOON: les résultats d’une enquête inédite et croustillante sur Patrick Verschueren ou « l’homme à double-face » (pas tout à fait comme le scotch, non!) :  » Quand il a ses lunettes de soleil, on dirait une autre personne », témoigne Maya, sa compagne…. Un DrJekyll and Mr Hyde parmi nous?? Le suspens reste entier…